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Derniers articles
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croquis, 171
26 mai, paravec un chapeau et à côté de sa bête (un cheval noir brun) et derrière en bois c’est sa maison avec les roues droit ses pieds sur le bitume en flottes et boues c’est aussi sa plume voilà plantée dans le chapeau encore que cette façon de regarder au loin les yeux
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Daniel Bourrion : la langue souffle, La Petite fille dans sa robe claire
26 mai, parLe mystère est entier et le restera - c’est tout l’enjeu du dispositif : à partir d’une photo s’embarquer dans une coulée de la langue et jusqu’au dernier mot. C’est un court ensemble de textes (sept exactement) et on y voit l’auteur avancer - c’est un long souffle - et pas possible de lutter contre : J’y arrive doucement, j’arrive doucement à ma surprise, celle qui est à la source de ça que je fais là sans y pouvoir grand-chose (…) La langue Bourrion creuse et s’étale - non - s’étire ou bien procède (...)
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Guillaume Vissac, fragmenter : Le Livre des peurs primaires
24 mai, parAttention : tous les extraits collés ici proviennent de la saison 1 du Livre des peurs primaires - le livre contient bien une saison 2 mais gardons la surprise. Comme ça commence Le début ne prend plus et l’ordre s’éparpille. Tous les récits du monde se défont : fêlures dans la charpente et parole craquelée sous les mots. Tous les textes isolés en paragraphes. Tous les paragraphes démantibulés, plongés ensemble dans une trieuse mécanique out of control. Paragraphes propulsés dans l’air et disséminés aux (...)
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conte : les pluies nous les bêtes
23 mai, parLes pluies leurs bruits sont travers la moustiquaire en plastique et tous ici nous sommes la génération poussière - quand elles arrivent les pluies quand elles viennent - quand elles surgissent - on entend encore le bruit qu’elles font s’approchant on les sent c’est un mélange de poussière d’asphalte et de bêtes humides - des bêtes mouillées voilà et nous tous là comme une génération poussière - au loin des orages étaient dans la nuit comme coups de gueule la gueule en vrac et trempés des pluies - certains (...)
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Les bagnoles et leurs voix
22 mai, parC’est parce qu’à Ramallah c’était comme ça aussi - et dans les deux cas cette sensation particulière : n’y rien comprendre sinon quelques mots - celui d’un type - ou d’un parti - à Ramallah c’était aussi souvent pour vendre des légumes qu’ils passaient comme ça dans les rues avec un petit camion c’était plein de pastèques par exemple et le type en avançant lentement annonçait les prix dans son micro - ici entre les vieux immeubles en béton ils sont dans leurs bagnoles et parlent à travers les hauts-parleurs - (...)