Journal permanent | 29 juin 2012

vendredi 29 juin 2012, par sebmenard

Poubelles - texte à écrire - et donc on a reçu dans la nuit un de ses messages - il est rendu en Allemagne et va bouger en stop - on pourrait se trouver sur la route - faut dire que ça va nous défaire quoi de rentrer - nomadisme numérique - y penser de plus en plus - j’ajouterai un espace de stockage haute capacité - pour les photos prises avec le 5d - et ce boîtier justement - penser que l’Europe est d’ores et déjà notre territoire - c’est comme certains faisaient pour leur boulot à une époque et ailleurs - et écrire - on pourrait bouger au fil des saisons - selon l’hiver voulu par exemple - une opportunité de boulot - une lecture quelque part une saison de quelque chose - le site serait l’endroit de stockage - la zone de création - de temps à autre réunir des ensembles des trucs - retrouver un pote parce qu’il a sa guitare dans telle ville - ensemble décider une série de photos dans les mers du Nord - passer trois mois dans une ferme de production biologique dans les Carpates - frapper la route - parler d’autres langues - des langues - pouvoir écrire / créer dans une autre langue - ça aussi c’est une expérience - et quelle liberté - on se déplace avec un Van équipé ou bien dans les trains les bus - au bord des routes à faire du pouce - à la fin c’est la thune ou l’idée le truc qui décide.


Le train file à travers la plaine - et le monde défile à l’envers - ce qui secoue ici c’est l’ensemble la vie - et l’ombre de nos corps sous le soleil dans la poussière.


C’est une ville on l’a vu plusieurs fois - on la parcourt encore (peut-être pour la dernière fois) - on marche encore là sans vraiment savoir où aller - mais c’est ça justement - des types ils ont mis des chaussures en plastiques dans les arbres et balancés de la peinture bleue dessus - dans l’immeuble à côté des écrans diffusent la vidéo d’un homme dans sa cabane à travers les saisons - il fait chaud.


S’enfonce dans les tunnels d’air frais - c’est sombre et ça sent la poussière sèche sèche.


On avait des signes des trucs des mots on les voyaient à peine - leurs routes sans tracés.


De temps à autre (et pour des raisons de sécurité) - ils avaient placé des micros ils écoutaient le bruit des foules.



Alors on tombait dans des salles aux murs anciens - ça sentait les viandes l’ail et la sueur - c’était où.

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