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On était cette génération poussière | 5 (un après-midi d’été on voit ça)

samedi 18 août 2012, par sebmenard

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troisième version

(...) On était cette génération poussière et ça nous arrivait parfois — ça nous tremblait alors — ça nous tremblait comme quoi nos corps — ça se passe un après-midi d’été — un après-midi d’été on voit ça :

sur les dalles du centre ville et près des rails — une femme — une vieille femme — elle est assise par terre son corps maigre et rien — il n’y a rien — il n’y a rien sinon cette vieille femme assise par terre sur les dalles du centre ville et près des rails et tout autour ils marchent et tout autour ils courent et elle — elle — elle a un gobelet en plastique pour y mettre des pièces et elle est assise immobile et vieille et maigre et ses yeux dans le vide des jambes et des pas autour.

On était cette génération poussière et ça nous arrivait parfois ça nous tremblait — nos bras nos gueules ça ne bougeait pas — nos jambes même pas — on n’avait pas les mots — on n’avait pas les mots en fait — on ne savait plus parler alors (...)

seconde version

(...) On était cette génération poussière et ça nous arrivait parfois ça nous tremblait alors comme quoi nos corps — un après midi d’été on voit ça :

Sur les dalles d’un centre ville et près des rails une femme — une vieille femme — elle est assise par terre son corps maigre et rien — il n’y a rien — il n’y a rien sinon cette vieille femme assise par terre sur les dalles du centre ville et près des rails et tout autour ils marchent et tout autour ils courent et elle — elle a un gobelet en plastique pour y mettre des pièces et elle est assise immobile et vieille et maigre et ses yeux dans le vide des jambes et des pas autour.

On était cette génération poussière et ça nous arrivait ça nous tremblait alors comme quoi nos corps — nos bras nos gueules ça ne bougeait pas — on n’avait pas les mots en fait — on ne savait plus parler alors (...)


première version

(...) On était cette génération poussière et ça nous arrivait parfois ça nous tremblait alors comme quoi nos corps — un après-midi d’été on voit ça :

Sur les dalles du centre ville et près des rails une femme — une vieille femme assise par terre et son corps maigre et rien — il n’y a rien sinon cette vieille femme assise par terre sur les dalles du centre ville et près des rails et tout autour ils marchent et tout autour ils courent — elle — elle a un gobelet en plastique pour y mettre des pièces et elle est assise immobile et vieille et maigre et ses yeux dans le vide des jambes et des pas autour.

On était cette génération poussière ça nous arrivait parfois ça nous tremblait alors comme quoi nos corps — nos bras nos gueules ça ne bougeait pas — on n’avait pas les mots (...)

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