journal permanent | 16 novembre 2012

vendredi 16 novembre 2012, par sebmenard

En attendant de rétablir Spip — sans doute faire une page web toute simple — du html — avec empilement des jours — une fosse à mots (et c’est là — là vraiment — que je retrouve ce qui va me manquer).


Hier soir pendant le repas — pendant que Joachim Sené envoie des tuyaux des trucs à faire pour rétablir le site — on fait la liste de ce qui se perdrait dans la disparition du site justement.


A. me propose de lire et lui pendant ce temps-là la guitare — oui bien entendu — dans le train — reprendre les fichiers de la série Dans cette plaine — de la Génération poussière — et des Fantômes (et je sais désormais quoi faire de ce foutu « qui » venu pendant l’écriture de ces textes).


Lecture du journal de Guillaume Vissac — beaucoup apprécié (suis d’accord) ce passage :

« nous attendons, encore et encore, que quelqu’un d’autre que nous-même dans le reflet des glaces nous murmure tout va bien. »

Me rappelle une grande claque dans la gueule — Bucarest 2009 — celui qui avait dit ça secoue régulièrement beaucoup de choses — c’était dans une rue comme il y en a beaucoup à Bucarest encore — à l’écart des boulevards bien droits — il devait y avoir une bande de chiens alors — et des bagnoles — souvenir d’une carcasse au moins — elle pourrissait là — on était à l’hôtel — je ne me souviens pas du nom — Elvis quelque chose comme ça — ce qu’il avait dit alors c’était pareil — c’était ça — exactement ça — mais sans le journal de Guillaume Vissac — est-ce que ça me serait revenu alors — aujourd’hui.


Dans le train je lis lentement les nouvelles de Gordon Lish — c’est un exercice difficile — c’est en anglais — mais c’est tout à fait bon pour l’esprit — tête qui se vide à se concentrer autant — les mots rien que les mots — le dictionnaire de la machine n’est pas trop mal — manquerait la possibilité d’ouvrir la définition d’un mot utilisé dans la première définition cherchée d’un coup de doigt — comme c’est le cas pour un mot que l’on cherche depuis le texte.


Travail de train aussi : reprendre une dernière fois Dans cette plaine — coquilles et le dernier texte — Cette plaine c’est ça — le dernier paragraphe tapé comme ça 13h20 le 16 novembre 2012 — ça doit être le bon.

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