journal permanent | 4 novembre 2013

lundi 4 novembre 2013, par sebmenard

Hier cet article de Jean-Christophe Courte à propos de train et de vélo et aujourd’hui le train bondé — reprise après congés sans doute — et donc entre bagages et places assises — couloirs — à peine de quoi mettre le vélo — regards plein de tendresse quand on avance avec la bécane à la main de ceux qui ne veulent pas bouger leurs sacs — wagons conçus pour le voyage exceptionnel et uniquement plaisir et pas vraiment pour le déplacement quotidien et chargé quand on file vers nos tafs à 6h30 le matin — réduction du nombre de places au fil du temps — et puis les mots services publics oui qu’est-ce que ça devient.


Qu’est-ce qui m’empêche de ressentir cette liberté qu’on sent ailleurs quand je suis ici — cette question là sais pas — mais à peu prêt sûr que c’est le boulot — c’est un truc avec le travail — ça nous achoppe ça nous creuse en dedans ça nous forme en dehors ça nous modèle très exactement — s’appliquer bien tendrement à faire l’écart — mettre le pied à côté — tenir.


Ça ne me gêne pas de me lever tôt — pire — j’aime ça — je trouve ça bien le réveil très tôt avec donc l’occasion de voir le jour se lever — « la passation des pleins pouvoirs entre le jour et la nuit » (Roger Lahu) — mais c’est plutôt que la journée ensuite n’est plus assez longue.


4 novembre et Maine déjà haute — une bonne dizaine de cygnes là-bas attendent ou dorment au bord — le chemin sous le pont ferroviaires déjà sous l’eau — est-ce qu’on passe encore sur le tour pour courir pas sûr — sur l’île deux biches ou chevreuils dans les herbes trempées.


Poèmes naïfs poèmes de rien écriture simple très simple écriture naïve — vocifération et registre d’immondices — à propos des 36 poèmes en cours d’écriture.


Le moment où écrire : dans le train du retour je sais pourtant très bien qu’il faut noter deux ou trois choses pour demain qu’il faut organiser la journée à venir parce que repousser ce moment — c’est être sûr que ça ne sera pas aussi clair ensuite c’est prendre le risque de ne pas le faire — mais pourtant c’est le moment où écrire ça vient — alors repousser.


Les photographies de Iain McKell et le mode de vie nomade — en reparler avec A.

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