journal permanent | 7 février 2014

vendredi 7 février 2014, par sebmenard

Georges Perec : le voyage d’hiver et sa suite – retrouver ce bouquin.


Le lieu de l’arrêt était impossible – pire : l’errance l’oisiveté la liberté de prendre le temps de voir et d’écouter semblait interdite – pas par décret (encore que) mais par la savante absence de vie – trottoir trop petit – cours fermées – lieux de l’échange occupés par la voiture essentiellement – alors j’ai repensé aux villages des plaines de l’Est – j’ai pensé aux types qui attendent le soir pour causer – j’ai pensé aux vieilles femmes qui ouvrent la porte à leur vache de retour de la journée (Stasiuk).


Ensuite j’attends qu’elle vienne me retrouver devant le magasin coopératif et j’observe la circulation – je suis assis près du trottoir et j’observe les trajets les types qui gueulent les politesses et les gestes obscènes – je suis content de constater pouvoir à nouveau prendre le temps de l’observation (je sais ce qui ce construit à l’intérieur pendant ce temps) (souvenir des plaines de l’Est) (encore).


Coopératif et du monde capitaliste je voulais rajouter – souvenir d’une conversation en Roumanie où le mot coopératif désigne de nombreuses autres choses.

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