journal permanent | 23 juin 2014

lundi 23 juin 2014, par sebmenard

Lecture de Mahigan Lepage et de la série Précipités en construction :

Terriblement juste  :

c’était plus la guerre c’était pas la guerre, ou si c’était la guerre c’était un autre genre de guerre, c’est trop de dire guerre mais il faut quand même le dire, peut-être que quand il y a de l’expérience il y a toujours de la guerre, une sorte de guerre mais maintenant c’était plus une guerre des nations c’était une guerre des corps, une guerre des corps dans la ville voilà ce que c’était aujourd’hui, j’ai rien d’autre à dire moi que cette guerre-là, excusez-moi du peu mais c’est ça qui est ça, rien que le fric et les hôtels et les bus et le luxe et la dèche, et surtout les corps précipités au milieu de tout ça,

(j’aime assez fortement la puissance le rythme le jus de cette série).


Fred Griot dans son journal :

avec le repos, reprendre la pensée lente.

(que je commence à comprendre : pensée lente)

il est de plus en plus évident que notre schéma et social et techno-économique, tout comme notre modèle d’inscription dans la chaîne écologique du vivant et de la matière, est en fin de vie, en fin de cycle, dans l’achèvement d’une période, qu’une séquence nouvelle cherche à et doit s’ouvrir, que les troubles, dans le temps de cette charnière, peuvent être nombreux et sont en tout cas menaçants… ma génération qui n’avait pas encore connue de bascule majeure (et je préfère ici ce terme à celui de « crise » exprimant un ressenti certes abrasif, rugueux mais au sens, en même temps, tellement galvaudé par une utilisation intensive, abusive, à toutes les sauces, depuis plusieurs décennies qu’il en devient presque dépecé, dépouillé) serait-elle en train de la connaître ?

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