journal permanent | 20 avril 2016

mercredi 20 avril 2016, par sebmenard

Pancevo — Perlez.

56km.


Courte mais forte pluie la nuit dernière — on était en dur — dans une maison — ça faisait quelques temps que ce n’était pas arrivé — on a préparé notre route : suivre la rivière Tisza — remonter comme ça jusqu’au nord la Hongrie — pour moi ce sera aussi boucler notre Est lointain — je veux dire — apporter peut-être les derniers textes — et puis repartir sur la réécriture de l’ensemble — on n’est pas encore à l’étape du ponçage — on avance doucement.


Dans le matin j’ai écrit quelques breaks pour notre Est lointain : mais de moins en moins certain de ce que ça vaut — sans doute le faire à la réécriture — directement dans le texte — ce qui tiendrait mieux — sans doute j’ai dit sans doute.


Sinon la route elle traverse le Banat tu vois le Banat c’est ça — c’est des plaines et des maisons en couleur — des charrettes aussi et des champs — des types devant les shops à boire des bières — des parcs dans chaque village - des bancs à l’ombre — parfois pas d’eau potable — devant les maisons le frontage je crois qu’on appelle ça frontage c’est de l’herbe et chacun s’en occupe — c’est l’Internet avec des réseaux ouverts mais qui ne fonctionnent pas — c’est des bandes d’asphalte qui filent droit dans le soleil et à travers les champs — c’est le vent qui file et rien pour l’arrêter — tout ça.


Au boulot : réécrire notre Est lointain. À 20h49 les chiens hurlent au loin — une chouette aussi sans doute — rendu à l’apparition de Raşinari (Raşinari trois fois Raşinari c’est le titre du fragment) (mais il n’y a plus de fragment j’affine tout — ça se chevauche tout ça - ça prend forme) — je ne sais pas si je suis assez sorti de ma zone de confort — j’essaie j’essaie.

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