journal permanent | 9 mai 2016

lundi 9 mai 2016, par sebmenard

Kobylka - Zochy.

98km.

Beau temps. Printemps. Une averse à la pause de la mi-journée. Vu les nuages se former au loin. Avancer lentement. La brume de lignes grises — c’est la pluie. Puis elle vient. Rapidement.


Au matin on longe une route. Une grosse route. Vingt kilomètres peut-être. Moins regarder la carte — c’est bien aussi. Mais donc cette route. Il y a ce truc aussi — grêve de la consommation ça s’appelle. Bon voilà : les camions tout ça. Et puis c’est si compliqué. Être certain de ce qu’on achète — de ceux à qui on donne des ronds. Voilà.


Pologne donc. À l’est désormais. Peut-être aurions-nous pu essayer des trucs : la Biélorussie par exemple. Là on remonte parfois des rivières. Des routes aussi (déjà dit). Des forêts beaucoup. Des villages. Des champs. Au moment de chercher un coin on rallonge de dix kilomètres. C’est le champ aux cigognes. Six au moins là. Des meuglements aussi. Tendre la tente une fois que l’humidité est arrivée. Des moustiques encore beaucoup — mais ils ne piquent pas. Je note tout. C’est comme ça.


Autre chose : des hangars en métal — ces lieux où tout transite — des dizaines de semi-remorques alentour — comme l’asphalte est arrangé pour ça — et puis tout droit — immense et large — garder ça pour quitter les villes.


Lecture : L’enterrement (François Bon) (et c’est comme reparcourir dans un autre chemin ce livre) — des articles sur ballast (trucs enregistrés sur le bureau en page html à lire hors-ligne) (là il y a tellement de pistes dans ces articles) (des pistes pour penser pour vivre pour écrire).


Un chevreuil passe qui pousse son cri de chevreuil.

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