journal permanent | 8 août 2016

lundi 8 août 2016, par sebmenard

Tu te lèves tu vides des cartons tu brasses des poussières tu touches la terre (elle est encore humide — c’est bien). Ça sent le matin au mois d’août et tu entends passer des trains. Tout est à sa place. Tu accroches une vielle caravane sur l’attelage d’une bagnoles. Soleil sur les vitres. De l’eau chaude à haute pression. De la poussière de métal. De la soudure. Tu sais rien faire ou presque. Ton truc c’est les mots les légumes les images. Tu dis tout dans le désordre. Un dissolvant puissant sur du papier recyclé rose. Tu frottes. Tout est vrai. Si tu supprimes des petits morceaux ça fait d’autres mondes. D’autres mondes que la vie réelle. Mais c’est quoi la vie réelle. Mais c’est quoi la fiction. Et toujours pas de point d’interrogation.


Cette idée : reprendre toutes les notes les contes de l’est (y ajouter quelques uns) — ce serait ça : un petit livre de contes. Ce ne sont pas vraiment des contes. C’est pas important ça.

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