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Essirard, Jacky | La Solitude du Quetzal

lundi 12 septembre 2016, par sebmenard

 « La poitrine lourde sous la blouse, un foulard sur les cheveux, résignée à la chaleur étouffante, une vieille indienne toute ridée attend à l’ombre de l’arbre en fleurs. Elle ne bronche pas lorsque les gaz d’échappement du bus et la poussière soulevée par son départ l’enveloppent d’un nuage sale et puant.

Michaux voyageait à cheval ou en pirogue. Ça sentait meilleur, ou du moins les odeurs étaient naturelles.

Que de pérégrinations pour celui qui a écrit : “Aucune contrée ne me plaît : voilà le voyageur que je suis.“ Michaux s’ennuie sur l’océan. Aborde Quito sur la réserve : “Je te salue quand même, pays maudit d’Équateur.“ Qu’espérait-il de cette expérience ? Rencontrer des Indiens, apprendre, s’initier ? La première fois que j’ai lu Ecuador, mon attention n’était pas celle d’aujourd’hui. J’entreprends une autre lecture, plus lente, en profondeur, en complicité. La proximité des deux pays m’influence peut-être. »

pp 53-54


Essirard, Jacky, 2016, La Solitude du Quetzal, Éditions Yovana.

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