Lointains & possibles (46)

vendredi 25 novembre 2016, par sebmenard

Parfois, c’est une coccinelle. Ça leur suffit. Elle se pose sur un bras. Elle progresse entre les gouttes de sueur et les poussières. Elle avance, eux l’observent. Ils ne bougent plus. Ils suivent le chemin de la coccinelle. Ils disent le nom de la coccinelle. Dans leur langue et dans d’autres langues. Ils aiment dire le nom des bêtes dans toutes les langues qu’ils connaissent. Ils attendent qu’elle s’envole. Elle part ! Elle s’envole ! Ils rient. Des gosses. Ensuite ils reprennent la route avec cette histoire de coccinelle et leurs yeux sont des bêtes sauvages.

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