journal permanent | 5 décembre 2016

lundi 5 décembre 2016, par sebmenard

J’écoute Thomas Vinau parler de Brautigan. Le soleil est orange. J’écris peu. Tout doucement. J’ajoute quinze (quinze) mots à un fichier. Je pense au mot Tiznit. Ça fait comme ça : « arrivés à Tiznit, premier hôtel, première douche » (Tiznit est une ville au sud du Maroc). Place le mot sample où tu veux mon grand. Devenir une machine à sampler qu’on appellerait sampleuse. Pfiu.


Je recopie :

 « Oui, je crois que si je n’écris pas c’est parce que je me tiens sur un terrain vague à ma manière, incapable de me laisser prendre à quelque fiction, quelque histoire, de me laisser transporter, incapable d’imaginer seulement, de choisir, une écriture plutôt qu’une autre, de construire quoi que ce soit, un récit ou une forme qui me convienne. J’écris comme cet homme vit, à une manière de carrefour où tous les chemins sont possibles, où il n’y a nulle part où aller, où c’est nulle part qu’il s’agit d’être. Je campe entre les maisons des autres. »

Xavier Person, Une limonade pour Kafka, p. 23.


un tour en ville
bagnoles
gaz
les phares derrière les vitres

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