journal permanent | 4 janvier 2017

mercredi 4 janvier 2017, par sebmenard

Un récit du déplacement de la lune chez Joachim Séné :

 « J'ai vu pour la première fois à l'œil nu le déplacement de la Lune. Elle est apparue derrière un immeuble, fil gris brillant de plus en plus épais. Grâce au repère fixe de l'immeuble, j'ai pu la voir progresser, lente et gibeuse, elle bougeait, je dirais : "un petit peu à chaque instant", pixel par pixel en somme, extrêmement constante comme on s'en doute. J'ai continué ensuite, alors qu'il n'y avait plus de repères proches, je n'avais jamais essayé avant, sauf plusieurs fois avec le soleil couchant sur la Manche à Saint-Malo. Avec la Lune, jamais. Mais ensuite c'est moi qui bougeait trop pour percevoir l'infime déplacement. »

(je pense aux lunes vues, aux soleils, sur la route)


Le soir : Le monde d’après (Chauzy) me rend triste. Lu à voix haute le texte Nicolas Bouvier de Thomas Vinau.

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