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Gill, Marie-Andrée | Frayer

lundi 10 juillet 2017, par SebMénard

 « sur la rue principale
nous dessinons la migration du gibier
et les courbes de la Bourse à la craie

nous mettons sous verre
le frisson d’éplucher les marguerites
nous comptons les pétales pour être sûrs
d’être aimés dans le jour mûr du silence »

p. 16

 

 

 

 « Une chance le soir il y a l’aréna et se manger
les amygdales derrière le poste de police
il y a faire danser les aurores boréales au nintendo
les barils de poulet de l’allocation du vingt
les joyeux festins de la fête à personne
il y a les fins de semaine dans le bois
et les perdrix à tordre.

Et le lac, une chance, le lac.

p. 25

 

 

 

 « une seule chose tempère : l’eau douce

la première plage
la baie des Boivin, le cran
le site communautaire
les escaliers du rempart
au bout des pics de roches
l’ile aux Couleuvres
la chaloupe à moteur
le canot de fibre de verre
embarqués sur une pitoune
sur le bleu pâle d’un styrofoam

(toutes les plus belles plages sont payantes) »

p.26

 

 

 


Gill, Marie -Andrée, 2015, Frayer, Éditions La Peuplade.

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