journal permanent | 11 octobre 2017

mercredi 11 octobre 2017, par sebmenard

À la fin de « Cabane d’hiver » de Fred Griot, cette citation :

 « Une lampe à la main, nuit de neige en montagne
Dans le silence nocturne les flocons s’envolent librement
Le vrai, le faux, quelle importance ?
Ryõkan »


Lecture sur le blog de Joachim Sené :

 « Faire confiance aux mots, se lancer dedans, sans penser pouvoir maîtriser quoi que ce soit. »


Pierre Michon, entretien avec Marianne Alphant, 1996, Revue parlée de Beaubourg :

 « Je ne peux rien faire sans cet arrière-monde. Que je connais peu, d’ailleurs, que j’essaie de piller. J’essaie passionnément d’être conforme à quelque chose, je ne sais pas à quoi, sans doute à une image de l’écrivain. Je n’aimerais pas penser faussement et, comme je n’ai pas de pensée très structurée, il faut bien que je m’appuie sur ces béquilles que sont saint Augustin, Beckett, Shakespeare, Platonov ou Alexandre Dumas. Je suis comme une éponge qui reçoit tous ces textes, qui stocke et qui restitue sous des formes infimes parce que j’ai peur de me tromper. »

et plus loin :

 « (…) il faut remplir, il faut mettre du rythme entre la première phrase et la dernière, il faut mettre des choses un peu rythmées avec des effets de sens (Rires dans la salle.) de temps en temps : des cavernes vides, des carpes, des renards, que sais-je ! Tout le monde fait comme ça. Mais parfois, il m’arrive de lire des livres remplis d’authenticité, de sincérité et j’en suis heureux. »


et voilà qu’assis à côté de
l’Abri qu’Abrac
je remplis
le carnet


cette attente
cette drôle
d’attente

cette foutue
attente

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