journal permanent | 12 décembre 2017

mardi 12 décembre 2017, par SebMénard

Textes, images : de ceux dont on ne sait plus la source (le jaillissement) — et qui réapparaissent dans leur entier, pleins contours (même flous) , là, intenses. Ça qu’il faut accepter.


Matin dans le froid. Levé du jour sur le fleuve au loin. Lumière traversant branches. Branches dans le replis de l’hiver. Ai longtemps hésité à sortir un livre du sc — j’attendais un train en retard ! — mais j’ai préféré ce vent froid (oh, pas tant : vent d’ouest !), j’ai préféré les pas, le regard dans la pénombre, l’attente dans le froid, le bonnet, les mains dans les poches pour garder la chaleur. Quoi faire ici ? (c’est la véritable question : qu’est-ce que je fais, ici, en ce matin, à attendre l’arrivée d’un train, afin de me transporter vers la ville à côté, et d’aller y travailler ?)


Par exemple comment se fait-il que tu consommes de la clémentine ?


Vidé
ou plein

incapable

dans l’immobile

(à tenter yeux brûlés)


 « (…) Les vapeurs d’essence, les gaz des voitures, les odeurs pourries des égouts qui coulent sur les plages, et la sueur humaine nourrissent mon sang. »

Le Clézio, L’extase matérielle, p. 63 de l’édition Folio.

 « (…) dans son creux, dans sa caverne, l’homme participe à la tâche commune. Il croit, il aime, il souffre pareillement, il est utile. »

Le Clézio, L’extase matérielle, p. 66 de l’édition Folio.

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