journal permanent | 12 février 2018

lundi 12 février 2018, par sebmenard

Je m’étais fait trop silencieux.
Ou plutôt, je n’écoutais plus.

Pas bon. Revenir à l’essentiel.

« Revenir à ce que je cherche. Si je cherche encore quelque chose. » (Fred Griot, je cite de tête)


oui.
cette idée de déplier un nouveau journal est peut-être la bonne. j’y pense dès en me levant. quelques phares de bagnole tournent devant la gare. un train passe. à travers les persiennes je vois le gel sur le toit — sur les bagnoles et sur l’asphalte. je laisse les persiennes fermée — je laisse le volet roulant de la pièce de vie fermé : notre fils aime beaucoup cet instant où nous laissons entrer la lumière dans l’appartement. j’aime entendre son cri d’admiration ou de satisfaction lorsque nous levons le volet. il faut le voir comme un enseignement. il fait à nouveau jour ! le soleil est revenu ! nous sommes vivants !


Karl Dubost s’est mis à partager de nouvelles notes sur son carnet. Là, à propos de pouvoir.


moment de l’attente.

levé à 6h30 pour aller vers le boulot. boulot provisoire mais boulot. silence du matin (des oiseaux de l’autre côté de la vitre). je ne tiens pas sans ces minutes (elles sont vingt, trente, quarante…). je suis à cela. j’existe dans ce moment.

toujours la même inquiétude. comment accepter que ce qui s’écrit soit partageable ? j’évacue en répétant que je suis moi-même grand lecteur de journaux. avide.


Je vais peut-être m’y perdre avec ces différents carnets. Ou bien je m’oblige à choisir dès le début ? Je ne voudrais pas venir polluer certaines zones. Et pourtant il s’agit de quoi ? Dire quoi ? Écrire quoi ? Écouter quoi ? (je repense à Fred Griot :

 « écrire. écrire quoi ?
écouter d’abord. »

dans Cabane d’hiver)

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