journal permanent | 28 juillet 2018

samedi 28 juillet 2018, par SebMénard

Soir de « performance » au bord de la Loire. Le fleuve est là. Quelques minutes devant. Pieds dans poussière. Je ne sais pas ce qui nous conduit à cet exercice d’équilibre — et comme il m’apparaît d’une grande nécessité — un lieu où partager quelque chose de façon à peu près convenable. J’ai écrit « je ne sais pas » — je veux dire : je ne sais pas ce qui nous pousse A. et moi vers ce lieu. Mais je sais comment nous y allons : à coup de longues discussions, de nombreux échanges, de partages, de longs temps d’improvisation, de travail isolé l’un de l’autre, de retour, d’écoute — une forme de chantier ouvert il y a quelques temps, inachevé tout autant qu’inachevable

(…)

puis la nuit est venue. Surpris par la très très grande écoute d’A. et aussi de tous ceux venus ce soir. Me suis parfois senti en déséquilibre. Mais c’est plutôt — probablement — que de réfléchir à l’instant nous pousse à tenir dans le non-lieu, alors qu’on est là, tout simplement. Touché par quelques mots entendus après. L’impression d’avoir lâché beaucoup, vidé, et dans le même temps de m’être chargé pleinement. Énergies.

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