néant

jeudi 14 février 2019, par SebMénard

“parce que c’est quoi
un poème-poème”

Bernard Bretonnière, Ce qu’il faut de patience, éditions le Dé Bleu.

c’est vrai à la fin qu’est-ce que c’est tout ça et le reste — des gouttes d’eau sur la vitre un coup de vent sur des feuilles sèches ou même UN CARBURATEUR ROUILLÉ — j’ai noté encore comme surgit une grenouille sur l’asphalte, deux phares dans le noir et un trou dans la nuit — ou même : le vent d’ouest — tout ça C’EST LA MÊME CHOSE : une « manifestation » sans banderole ou slogan une « manifestation » de la pachamama ou plutôt DU NÉANT DU GRAND VIDE, un poème-poème ça voilà : UN SIGNE DU NÉANT DANS LE GRAND TOUT — un joueur de flûte bossu puisque Sumer avait déjà inventé le poème en prose en même temps que le poème-poème1alors la poésie hein la poésie & les poèmes, les poèmes & la poésie, la poésie & blablabla… UN JOUEUR DE FLÛTE BOSSU TRANSPORTANT DES GRAINES

  1. Claude Roy, in. Le travail du poète. ↩︎
SPIP | squelette | | soutenir les auteurs | ISSN 2495-6910 | Suivre la vie du site RSS 2.0