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conte : la porte et son claquement dans les nuits

lundi 19 septembre 2011, par sebmenard

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seconde version

La nuit l’immeuble est orange l’immeuble est noir — la nuit les chiens dorment à peine ils ont peur la nuit — ils ont peur de leurs aboiements à eux-mêmes de chiens errants eux-mêmes la nuit ils ont peur — dans la nuit les types attendent sous les lampadaires éteints dans la nuit ils parlent un peu leurs mots ils ne savent même pas ce que c’est leurs mots — alors que le vent souffle une Dacia tente de démarrer et son moteur s’essouffle son moteur tourne à peine — dans l’immeuble le vent s’engouffre et se cogne contre les murs — la poussière vole inerte et les murs perdent leur peinture — le vent s’engouffre et le toit en tôle un peu grince — une porte claque sans fin — une porte claque sans fin dans sa nuit — tu imagines le vent contre cette porte tu imagines la poussière tu imagines un chien au milieu d’une pièce vide — tu imagines un chien mort et les mouches tournent autour et le vent soulève la poussière et la porte claque dans sa nuit la porte claque sans fin — le sol en béton tremble un peu - le matelas du lit vibre — l’air est chaud.


première version

la nuit l’immeuble est orange l’immeuble est noir - la nuit les chiens dorment à peine ils ont peur la nuit - ils ont peur de leurs aboiements à eux-mêmes de chiens errants eux-mêmes la nuit ils ont peur - dans la nuit les types attendent sous les lampadaires éteints dans la nuit ils parlent un peu leurs mots ils ne savent même pas ce que c’est leurs mots -

alors que le vent souffle une Dacia tente de démarrer et son moteur s’essouffle son moteur tourne à peine -

dans ton immeuble le vent s’engouffre et se cogne contre les murs dans ton immeuble - la poussière vole inerte et les murs perdent leur peinture - dans ton immeuble le vent s’engouffre et le toit en tôle un peu grince - une porte claque sans fin - une porte claque sans fin dans sa nuit - tu imagines le vent contre cette porte tu imagines la poussière tu imagines un chien au milieu d’une pièce vide - tu imagines un chien mort et les mouches tournent autour et le vent soulève la poussière et la porte claque dans sa nuit la porte claque sans fin - le sol en béton tremble un peu - le matelas du lit vibre - l’air est chaud.

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