conte : avec un chien immobile

mercredi 2 mai 2012, par sebmenard

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quatrième version

C’était un jour chaud des nuits d’avril et les bêtes — elles ont leurs vies qu’on ne comprend pas — un homme il passait avec sa bagnole accélère et carcasse en métal contre celle d’une bête — après la bête elle va marchant lente dans l’immeuble à côté — tu n’avais jamais vu un chien mourir là — tout près — un femme elle passe sa main sur le corps de la bête au début elle y croit parce qu’il respire mais après — le sang qui sort de sa bouche sa bouche ouverte et les dents tachées sang et puis quand il se met à respirer pour les dernières fois — le bruit que ça fait — et puis ensuite plus rien — c’est une bête un corps qui ne bouge plus dans une cage d’escalier sans lumière et le béton des immeubles d’un autre temps.


troisième version

C’était un jour chaud des nuits d’avril et les bêtes - elles ont leurs vies qu’on ne comprend pas - un homme il passait avec sa bagnole accélère et carcasse en métal contre celle d’une bête - après la bête elle va marchant lente dans l’immeuble à côté - tu n’avais jamais vu un chien mourir là - tout près - un femme elle passe sa main sur le corps de la bête au début elle y croit parce qu’il respire mais après - le sang qui sort de sa bouche sa bouche ouverte et les dents tachées sang et puis quand il se met à respirer pour les dernières fois - le bruit que ça fait - et puis ensuite plus rien - c’est une bête un corps qui ne bouge plus dans une cage d’escalier sans lumière et le béton des immeubles d’un autre temps.

seconde version

C’était un jour chaud des nuits d’avril - les bêtes - les bêtes elles ont leurs vies qu’on ne comprend pas - ou plutôt si - un homme il passait avec sa bagnole accélère et la carcasse en métal contre celle d’une bête - après la bête elle va marchant lente dans l’immeuble à côté - tu n’avais jamais vu un chien mourir là - tout près - plus tard une femme elle passait sa main sur le corps de la bête au début elle y croyait parce qu’il respirait mais après le sang qui sort de sa bouche - sa bouche ouverte et les dents un peu tachées sang et puis quand il se met à respirer pour les dernières fois - le bruit que ça fait - et puis ensuite plus rien - c’est une bête - un corps qui ne bouge plus dans une cage d’escalier sans lumière et le béton des immeubles d’un autre temps.

première version

C’était un jour chaud des nuits d’avril - les bêtes elles ont leurs vies qu’on ne comprend pas - un homme il passait avec sa bagnole accélère et la carcasse en métal contre celle d’une bête - la bête elle va marchant lente dans l’immeuble à côté - tu n’avais jamais vu un chien mourir - là - tout près - une femme elle passait sa main sur le corps de la bête au début elle y croyait parce qu’il respirait - après le sang qui sort de sa bouche - sa bouche ouverte et les dents un peu tachées sang et puis quand il se met à respirer pour quelques dernières fois - le bruit que ça fait - et puis ensuite plus rien c’est une bête un corps qui ne bouge plus dans une cage d’escalier sans lumière et le béton des immeubles d’un autre temps.

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