journal permanent | 13 décembre 2012

jeudi 13 décembre 2012, par sebmenard

Quand je leurs dit d’écrire un poème qui voyage ils écrivent vraiment ils écrivent — il y en a bien un ou deux pour demander s’il faut que ça rime ou quoi — ils trouvent leur liberté à l’intérieur — dans leur construction — dans leurs images — ils ont leur liberté là — je tremble un peu à l’écoute de l’une d’entre eux — c’était pas le voyage — oui bien si justement — elle dit qu’au moins comme ça les mots voyagent à l’intérieur — d’accord.


Le soir je parle pendant quatre heures sans stop ni arrêt sanitaire — cette fatigue qui s’accumule


Me souviens avoir conseillé une fois au moins de lire Dino Buzatti — qui suis-je pour dire ça.


Le soir c’est une grande une très grande fatigue.

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