journal permanent | 14 novembre 2013

jeudi 14 novembre 2013, par sebmenard

Karl Dubost note à propos de Toronto :

À Toronto, dans le centre ville, tout comme à Montréal, la construction des immeubles de logement privatif a repris. Les urbanistes, les planificateurs ont réalisé que la segmentation affaires au centre, vie à la périphérie de la ville ne fonctionnent pas si bien que cela. Le nouveau modèle ne fonctionnera pas beaucoup mieux. Il s’agit là de la construction d’espaces luxueux segmentant une population bien précise. On invite ni à la mixité sociale, ni à la mixité professionnelle. Le boulanger n’est pas au 10eme étage et la boucherie au 5eme étage. Non, il s’agit de créer un silo social et identifié avec peu de possibilités pour le chaos d’émerger.

C’est cela qui interpelle : peu de possibilité pour le chaos d’émerger — sans doute aussi ce qui m’a toujours fasciné dans certaines villes plus à l’Est : Bucarest par exemple — certains lieux des Balkans — j’aimerais beaucoup voir d’autres villes encore comme celles-ci — et je les imagine sur notre route à vélo.

Conscient aussi que c’est ce qui me fascine aussi dans beaucoup de lieux ruraux : jardin dans un coin de coteau — cabanes au bord d’un fleuve — tas de baraques rafistolées — chalets en montagne — et c’est même chose : dans les villes ou dans les terres dans les montagnes c’est la liberté du geste d’habiter qui construit le poème.


Deux jours de suite des poèmes à propos du temps qui manque.

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