journal permanent | 9 février 2014

dimanche 9 février 2014, par sebmenard

| note |
quand elle coupe
mes cheveux il y a
la musique souvent ses mains aussi
on parle on écoute ou bien on ne dit rien
à l’intérieur je sens lentement
le poème il arrive


Alors je repense à un poème de Thierry Le Pennec :

deux fois par an je m’assois
devant le mur de façade avec un linge
sur les épaules elle tourne autour de mon
crâne il fait beau je suis à l’intérieur
d’un manège de doigts de légers coups de ciseaux
de mèches tombantes ses cuisses
parfois me frôlent sa motte pubique je me souviens
du poème “les chercheuses de poux”.

Mais je ne connais pas le poème “les chercheuses de poux” (Rimbaud ?) (une fois j’ai entendu Thierry Le Pennec dire des textes aujourd’hui j’aimerais voir ses champs.


Le soir tu écoutes en particulier des cuivres et tu appuies au moins 163 fois sur le déclencheur de l’appareil photo.

SPIP | squelette | | soutenir les auteurs | ISSN 2495-6910 | Suivre la vie du site RSS 2.0