journal permanent | 11 septembre 2014

jeudi 11 septembre 2014, par sebmenard

Je pars mère,
si je ne reviens pas, c’est que je serais devenu une fleur sur la montagne,
un petit morceau de terre pour un monde plus grand que celui-ci.
Je pars mère,
si je ne reviens pas, mon corps explosera là où sévit la torture,
et mon esprit, comme l’ouragan, brisera toutes les portes.
Je pars mère,
si je ne reviens pas, mon âme sera la parole pour tous les poètes.

Abdulla Goran (1904-1962) cité par Marina Girardi dans Kurden people.


Je continue à bosser sur les carnets – le fichier s’appelle dust dust dust mais je ne pense pas que ça restera comme ça – je suis dans la partie Carnet des plaines et je prends des textes – je privilégie les trucs sur la route et je fais des écarts – j’ajoute des collages d’AnCé t. et des hors-séries – je tombe sur le texte À Rașinari j’ai vu – je l’avais oublié – je le garde.


Michaux – Ailleurs :

Une journée en soi existe et la précédente existe et celle qui précède la précédente, et celle d’avant… et elles sont bien agglutinées, des dizaines ensemble, des trentaines, des années entières, et on n’arrive pas à vivre, soi, mais seulement à vivre la vie, et l’on est tout étonné. (…)


Je repense au bureau dans les plaines de l’Est et j’écris un truc peut-être.


En bossant sur le fichier de Ramallah les étoiles je découvre qu’en réalité je fabrique une page html minimaliste et que donc – c’est une piste.

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