journal permanent | 2 décembre 2020

mercredi 2 décembre 2020, par sebmenard

Choses dont je ne sais quoi faire :

  • le ragondin remontant la rivière chaque matin et à la même heure
  • les trois corbeaux noirs dépeçant lentement et jour après jour la carcasse d’un silure de plus d’un mètre, échoué sur la rive
  • les lièvres détalant dans le faisceau du phare branché à la dynamo (arrière-train blanc dans la nuit)
  • l’ampoule clignotant seule et au milieu de la végétation, sur un poteau, au bord du fleuve.

J’écris oui, et toujours sans personnages. Pas de forme pour ça. Zéro silhouette même. Une lectrice me dit il y a peu (à propos de Notre Est lointain) : « c’est comme si tu donnais plus d’importance à l’intensité de la relation à l’autre qu’à sa forme, son visage par exemple, son être physique. Ça me déroute. ». (Choses dont je ne sais quoi faire mais qui restent là).

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