Projet ours

lundi 14 août 2017, par SebMénard

Avec Mahigan Lepage, Marie-Andrée Gill, Laure Morali, Anna Lupien, nous nous sommes lancés dans une « quête » : nous l’appelons pour l’instant Projet Ours ou Oùrs ; nous tentons de « rafraîchir l’ours ». Mahigan en parle ici. C’est lui qui a lancé cette idée : j’ai été immédiatement interpellé et intéressé. Cette recherche est financée par le Conseil des Arts du Canada, à travers le programme Nouveau Chapitre. Alors nous voilà lancés dans cette quête, et dans l’écriture d’un objet à nombreuses mains. J’ai repensé à ces ensembles, peut-être ceux de la période Moyen Âge, plusieurs auteurs rassemblés dans un même « volume ». On pourrait même publier cet objet sans signer nos partitions. Je dis « objet » car il s’agira d’un ensemble qui pourrait réunir écrits, photographies, vidéos, enregistrements, etc. Simplement ça : quête, recherche, ours, territoire et langue (je ne pourrai éviter d’y ajouter un peu de poussière, bien entendu).

Pour ma part, j’ai pas mal d’histoires d’ours des Carpathes (Verne !) en tête. Mais je connais à peine les Pyrénées : ce sera donc ça. Nous partons à la fin du mois d’août. Ce sera un premier repérage. J’ai beaucoup de lectures en cours, et je veux maintenant aller me frotter au dehors. J’ai choisi le territoire arpenté par le dernier descendant de la souche pyrénéenne. Un autre ours fréquente aussi ce territoire. Il est de souche slovène. C’est déjà un écart par rapport à d’autres territoires européens et d’Amérique du Nord : ici l’ours est rare, et la souche pyrénéenne est vouée à disparaître, puisqu’il n’y a plus de femelle pour assurer sa reproduction. Je souhaite retourner à l’hiver dans ces territoires.

Je ne suis pas à la recherche d’une véritable rencontre avec l’ours. Être dans les lieux, rencontrer des habitants, arpenter, errer, je serai là, dans la trace. Nous avons chacun notre piste : Mahigan a publié quelques images de son exploration du Yukon sur Instagram. Et je sais Marie-Andrée décidée à rencontrer la bête. J’ai déjà hâte de lire leurs notes.

Quant à écrire ? Pour une fois, je ne publierai pas ici mes notes, mes tentatives, mes recherches. Nous bossons et échangeons tous ensemble sur une plateforme commune, et je vais laisser ça dessus. Il y aura (il y a déjà !) des traces dans le journal publié ici, mais ce sera tout. Ça participe aussi de l’écart.

Et puis, le mot ours étant lui-même tabou dans la culture navajo (par exemple et parmi d’autres !), pourquoi tout dire déjà ?

Pour découvrir des textes de Mahigan Lepage, voir sa bibliographie en ligne et, en France, passer par Publie.net Éditeur ou la Librairie du Québec.

Pour découvrir des textes de Marie-Andrée Gill, passer par la Librairie du Québec : Frayer ou Béante.

Pour découvrir des textes de Laure Morali, passer par la Librairie du Québec, Publie.net, ou trouver ses livres à La passe du vent ou La part commune.

Anna Lupien est aussi distribuée en France par La Librairie du Québec et on peut découvrir une partie de son travail en ligne.

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