journal permanent | 16 août 2016

mardi 16 août 2016, par sebmenard

7h35 je suis dehors je tire l’eau au puits. La corde glisse entre mes mains et tombe directement dans l’eau. Hier déjà le seau se remplissait immédiatement alors que les jours précédents il fallait jouer avec afin qu’il se couche — alors il commençait seulement de se remplir. J’arrose. Nous avons étalé des pailles sur la terre. Quand on les soulève c’est encore humide en dessous. C’est bien. Des insectes commencent déjà à venir. C’était sec sec il y a quinze jours. Mais déjà ça change. Des oiseaux descendent souvent sur le petit espace du jardin. Il reste quelques grains à travers la paille. Je me dis que c’est bon signe. J’attends des vers. J’espère bientôt voir des vers de terre. On fait tout pour. Bientôt un peu de fumier. Du crottin de cheval. L’autre jour j’ai ouvert un carton il y avait ce livre d’Albane Gellé Je, cheval avec sa couverture en crottin de cheval. Il y a deux t à crottin de cheval. Au printemps j’ai mis quelques jours à comprendre qu’on dit horse manure en anglais. Manure. Je porte mon seau et l’arrosoir. Deux arrosoirs ce serait plus efficace. Il fait déjà chaud. J’attends les vers.


Sur le blog pro de Karl Dubost :

 « Cicadas are an interesting insect. They live most of their time as a nymph under the ground in between 2 and 5 years, but some species live until 17 years before coming out and die six weeks after. What does it tell us about all the hidden work we put during our lifetime and blooms and shines for only a couple of hours. »

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