journal permanent | 17 mai 2016

mardi 17 mai 2016, par sebmenard

Pakapiai — Skaistigiriai.

105km.

Froid au matin. Et vent fort. Sud à sud-est. Mais froid. Puis les nuages longtemps présents. Des gouttes. Une averse. Se découvre en fin de journée. Ciel clair enfin. tailwind — deuxième jour — deux jours consécutifs c’est encore plus rare ces derniers temps.


On roule vite et fort — poussés par le vent. Une route barrée. Douze peut-être quinze bornes de détour. Au chaud dans une boulangerie pour un morceau et du café. Une boulangerie sans pain tu vois. Au supermarché ils te vendent un truc c’est dégueulasse — ça devrait être interdit.


De la piste un peu. Des bâtiments en béton. Style béton communiste abandonné mais pas vraiment — repris par un exploitant agricole quelqu’un dans ce genre — des tourelles en acier — tu photographies ces trucs-là c’est pourquoi — on verra on verra — 


Le Dissonances nouveau est arrivé — un texte dedans — on me le dit par email (reçu certaines parties scannées — c’est beau les Internets).


Olivier Ertzscheid :

J’ai rêvé que des gens qui disposent majoritairement d'un bac+8 soient capables de comprendre et d'entendre que le fruit de leur travail (de recherche), que leur rôle dans la société (faire avancer les connaissances et mettre ces connaissances à disposition du public), que tout cela était non seulement menacé mais en train d'être entièrement détruit depuis déjà des dizaines d'années par un système devenu totalement dingue et atteignant un niveau de cynisme ahurissant et piloté par quelques grands groupes qui osent encore se dire "éditoriaux" quand la réalité de leurs pratiques les constitue en autant de mafias. J'ai rêvé que des gens qui disposent d'un bac+8, d'un salaire confortable, et d'un temps de cerveau disponible non-entièrement dédié à Coca-Cola soient capables d'entendre et de comprendre que pour des populations entières sur cette planète, que pour des millions de personnes souffrantes, malades, exploitées ou tout simplement ... curieuses, la privatisation des connaissances était littéralement, je dis bien littéralement, mortifère.

C’est .

Ça termine ainsi :

Quiconque affirme aujourd'hui qu'en acceptant de publier dans des revues scientifiques sans systématiquement déposer son texte dans une archive ouverte et/ou avec une licence d'attribution non-commerciale il ignore ou feint d'ignorer sa part de responsabilité dans la situation catastrophique de privatisation de la connaissance que mettent en oeuvre quelques grands groupes éditoriaux à l'échelle de la planète, celui-là est à la fois un idiot, un menteur et surtout un irresponsable.

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