journal permanent | 17 avril 2016

dimanche 17 avril 2016, par SebMénard

Zivkovo — Stalac Grad.

102km.

Beau temps — vent d’arrière ou latéral. Ciel parfois brumeux - chaud — avril mais chaud.


Combien de villages traversés — tous aux champs ou aux jardins — parfois à boire des verres — routes surtout fréquentées par les tracteurs — quand même quelques uns pour vaporiser des trucs - ne crois pas à des tisanes naturelles ou autre — il suffit de voir un des shops à matériels agricoles/jardiniers (au matin à Zivkovo nous avons trouvé une vis pour la sacoche usée — l’écrou c’est du plastique — les types ils veulent surtout pas qu’on paie).


Dans le défilé avant Stalac Grad c’est beau on répète mais y’a pas d’eau pas de boisson (on voulait boire une bière) — quelques kilomètres de pistes on arrive à ce village perdu un peu isolé (oh ce sont quelques kilomètres que le gasoil avale vite) — à un moment trois ou quatre fermes côte à côte et puis à nouveau la nature — c’est un peu Cobor on dit mais c’est pas vraiment pareil pas pareil du tout — il y a quelque chose dans ces plaines de l’est en Transylvanie ou dans les Balkans que je ne sais ni photographier ni dire — et pourtant je n’ai pas compté le nombre de fois où j’ai essayé de le faire.


Pour notre Est lointain j’ai commencé des breaks j’appelle ça comme ça je ne sais pas ce que ça veut dire — des trucs vus ça tient en quelques lignes mais j’ai besoin de ça — peut-être juste pour compléter des trucs ou pour mieux poser des ambiances.


Une idée : ce serait que la bagnole rouge (j’en ai déjà parlé — mais où ?) — elle parcourt le continent comme si tout était terminé — ça serait ça — la désolation — et deux humains encore humains dans une vieille bagnole rouge rouge.


Une autre idée : ce serait un nom j’avais pensé là à Zinzin Moretto sur la route mais bien sûr ce sera un autre — un truc un peu dingue et pour une fois facile facile tu saurais faire ça ou pas.


Ensuite on fait des plans : où pour trouver des aliments (on cherche des trucs précis) — où pour s’arrêter un peu — on est en train d’avaler un continent tranquillement.


Lecture : le matin et le soir — Raymon Bozier — L’être urbain.

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