journal permanent | 15 février 2014

samedi 15 février 2014, par sebmenard

La Pensiune Antuanela : pendant plusieurs années avec la bande de dingues on reparlait de la Pensiune Antuanela mais on ne savait pas vraiment comment prononcer ces mots – et en écrivant cet oloé (et sur relire) j’ai ajouté une image sans même repenser aux mots Pensiune et Antuanela – pourtant : il y a au moins une autre histoire à ajouter là – un récit.


L’odeur du thé noir sur la terrasse – la poussière des matelas le soleil du mois d’août sur la ville – la tempête un après-midi la pluie l’odeur de la pluie sur le sol chaud – la voix des types ici les voix qui résonnent dans les haut-parleurs les olives noir noir le fromage frais le pain fabriqué en bas – les légumes le carnet rempli les larmes une fois au moins les mots les canettes en métal qu’ils vendent en douce le soir – le goût d’un sandwich le bruit d’une lessiveuse les taxis dans la ville la silhouette noir noir d’un immeuble jamais terminé – la douleur le ventre chaud pendant des jours l’escalier le bruit du déclencheur les paquets de dollars le temps passé pour se dire que si – c’est bien ça la vie – les types venus pour te demander quelle route prendre comment faire et si c’était possible – les livres impossibles à lire mais là tout de même le souvenir très clair de la couverture C’est corbeau de Jean-Pascal Dubost là-bas – comment était-il arrivé là – le goût de la viande la crasse sur nos peaux leurs voix le soir et les routes qu’on a définitivement tracées là-bas – la carte de visite de Nori el Nori laissée sur le carrelage et les cordes d’un oud qu’on frotte – si on avait tremblé alors c’est rien puisqu’aujourd’hui la question est : est-ce qu’il y a une catégorie adaptée aux oloé disparus pour cause de combats armés.


50ISO : focale fermée ça laisse des traces plein centre – mais ça reste très intéressant (envie soudaine d’en racheter un – de boitier).

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