Le dit de Maria

vendredi 17 novembre 2017, par SebMénard

 “Il faudra reconnaître un jour que ce qui manque le plus à nos villes, ce sont des “pensoirs”, silencieux et spacieux, de vastes endroits avec de hautes et longues galeries pour le mauvais temps et le grand soleil, où le bruit des voitures et les cris des marchands ne pénètrent pas et où le tact interdise même aux prêtres de prier à haute voix : des bâtiments et des promenades qui expriment par leur ensemble la sublimité de la méditation et de l’isolement. (…) C’est nous que doivent traduire la pierre et la plante pour que nous puissions nous promener en nous-mêmes quand nous irons dans ces galeries et ces jardins.”
Claude Éveno, Histoires d’espaces, Sens et Tonka Éditeur.

chant-poème pour Maria-épicière
au magasin coopératif-fermier-paysan
chant-poème pour forêt dans ville
pour bois dans bitume bitume
là dans ça petit shop
qu’on trouve légumes et victuailles
passant par bières et vins et fruits et
conserves et pain
Maria-épicière parle poème dans langue
et monnaie tiroir-caisse
sac de tisane et céréales ces villes
sont immondes
dit Maria épicière
les statues prennent tout
l’argent
les statues les statues et ceux qui
dirigent dirigent quoi
elle dit
dans le poème épicier coopératif
paysan dont la suite serait
aller à la manif comme chaque
mardi
où on jette des cailloux car
sans cailloux-poèmes il ne se passe rien
ici

ce que je recopie et dis dans le poème
de Maria-épicière le voici
RENDU AU DESTIN DE L’EUROPE.

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