journal permanent | 22 décembre 2017

vendredi 22 décembre 2017, par sebmenard

 « La poésie n’est pas difficile, elle est impossible. »

La haine de la poésie, de Ben Lerner, traduction de Violaine Huisman, éditions Allia, p. 13.


L’appareil photo déclenche une fois sur dix, quinze, vingt. Est-ce un signe, ou plutôt une image ? Accumulateur d’images. Quel goût à le papier, ce soir ? Où allons-nous ? Comment peut-on continuer quelque chose après un épisode de la série Next ? Je pétris le pain et j’écris le poème. Dans la nuit que j’aimerais marcher. Allumer un poêle à bois. Trouver l’abri. J’imagine la forme d’un jardin. Je recopie des poèmes de Gary Snyder (ce poème est pour l’ours !). J’essaie de déchiffrer mes propres notes. Je cherche un presse-mottes. C’est pas une image. Pourquoi faire tout ça (je veux dire : écrire encore) — c’est tout simple : c’est comme ça qu’on tient.

 « Tout est rythme. Comprendre la beauté, c’est parvenir à faire coïncider son rythme propre avec celui de la nature. Chaque chose, chaque être a une indication particulière. Il porte en lui son chant. Il faut être en accord avec lui jusqu’à se confondre. Et ce ne peut être une démarche de l’intelligence individuelle, mais de l’intelligence universelle. Atteindre les autres, se précipiter en eux, retourner en eux ; il s’agit de mimétisme. D’abord être soi et se connaître soi, puis imiter ce qui vous entoure. »

Le Clézio, L’extase matérielle, p. 130 de l’édition Folio.

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